DPE 2026 : la réforme qui sort 850 000 logements du statut de passoire

Depuis le 1er janvier 2026, le diagnostic de performance énergétique se calcule avec un coefficient revu pour l'électricité. Conséquence : environ 850 000 logements quittent le statut de passoire thermique, sans qu'aucune étiquette ne se dégrade.

Maison avec étiquette énergie DPE colorée de A à G

Ce qui change au 1er janvier 2026

Un arrêté publié le 26 août 2025 abaisse le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9. Objectif affiché par le ministère de la Transition écologique : corriger un traitement qui pénalisait l'électricité, énergie largement décarbonée, par rapport au gaz ou au fioul.

Selon le gouvernement, près de 850 000 logements chauffés à l'électricité gagnent ainsi une meilleure étiquette, et aucun logement ne voit la sienne baisser. Les DPE réalisés avant 2026 restent valables et peuvent être mis à jour gratuitement via le simulateur de l'Observatoire DPE de l'ADEME.

Le calendrier d'interdiction de location

La loi Climat et résilience retire progressivement les passoires du marché locatif. En métropole : les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, les F le seront à partir du 1er janvier 2028, et les E à partir du 1er janvier 2034.

Le calendrier est décalé outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), où l'interdiction des G s'applique à compter du 1er janvier 2028 et celle des F à partir de 2031.

L'audit énergétique à la vente

À la vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble en monopropriété, un audit énergétique réglementaire s'impose pour les biens les moins performants : depuis le 1er avril 2023 pour les classes F et G, depuis le 1er janvier 2025 pour la classe E, et à partir du 1er janvier 2034 pour la classe D.

Cet audit informe l'acquéreur du coût des travaux à prévoir : la performance énergétique devient un paramètre de prix à part entière.

Une géographie du bâti ancien

Les passoires se concentrent là où domine le bâti ancien mal isolé : centres historiques, immeubles d'avant 1948, habitat rural chauffé au fioul. La réforme de 2026 atténue mécaniquement la part de logements électriques classés F ou G, mais ne change rien à l'isolation réelle des bâtiments.

Sur chaque fiche commune, la part de logements classés F ou G permet de situer le parc local et d'anticiper l'ampleur des rénovations à venir.

À lire aussi

← Retour à l'accueil